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Titre : Propositions des Jeunes Centristes de Picardie sur la formation (scolaire, universitaire, et professionnelle)
Thème : centristes
Par : OL

Vous pouvez télécharger notre rapport sur www.jc-picardie.org

Les objectifs des formations scolaires, universitaires et professionnelles doivent être la production de connaissance mais aussi et surtout l’insertion des jeunes (comme des adultes) dans le milieu professionnel. Or, la réalité en est très éloignée. Le système devrait s’adapter perpétuellement à notre société et à notre économie qui évoluent. La formation doit absolument
être en lien avec l’économie de notre territoire si nous voulons garder les jeunes en Picardie pour leurs études et leur emploi. La majeure partie de nos propositions tendent à rapprocher les mondes de l’école et de la formation et celui de l’entreprise.

1. Quelle orientation pour les jeunes ?

L’orientation vers l’apprentissage, la filière professionnelle ou le cursus général se fait dès le collège et certains jeunes sont déjà bien avant leur arrivée au lycée exclus de la formation. Cela montre bien la nécessité de revoir le partage des compétences entre les différentes collectivités :
écoles primaires-communes, collèges-départements, et lycées-région…

A) La formation doit assurer leur avenir

Les lycéens n’ont qu’une connaissance superficielle et théorique du monde et du marché du travail. Or leurs choix d’orientation au lycée détermineront pour la majorité d’entre eux leur métier de demain. Il faudrait donc les informer sur les secteurs qui recrutent en Picardie, les métiers de chaque filière, les possibilités de formation et le cursus à suivre et promouvoir auprès d’eux les métiers en manque de main d’oeuvre dans la région. Nous proposons une « caravane des entreprises dans les lycées ». Des professionnels viendraient à leur rencontre pour témoigner de leur métier expliquer en quoi il consiste, quelles formations pour y parvenir, les écueils à éviter…
Il faudrait adapter le système d’orientation pour cerner les débouchés de demain, non plus à partir des formations, mais des métiers directement.

B) L’université doit être ancrée dans son territoire

L’université doit avoir des pôles d’excellence. Pour cela, il faut en finir avec le saupoudrage. Les laboratoires de recherche doivent être en lien avec les pôles de compétitivité et les besoins du territoire (par exemple, les fouilles archéologiques effectuées par le laboratoire de l’Université de Picardie mettent leur excellence au service d’autres territoires, y compris à l’étranger).
Il convient de confronter les étudiants aux réalités de l’entreprise, et à son mode de fonctionnement. Nous pourrions proposer un « Forum des
entreprises » avec une présentation du contexte économique picard, des entreprises présentes pour permettre une meilleure connaissance de l’environnement dans lequel ils seront amenés à travailler.
La région pourrait financer ce forum en terme d’annonce, de communication et d’implication du service développement économique pour décloisonner les services et les informations. Les étudiants pourraient discuter avec les entreprises du territoire et leur déposer leur CV en vue d’un stage ou d’un emploi.
Nous souhaitons, en outre, que les étudiants qui bénéficient des « 1000 bourses » (MOE) financées par la région pour devenir enseignants, suivent des séminaires animés par des entreprises locales pour leur faire découvrir les besoins et l’économie de notre région. Ils pourraient également effectuer un court stage dans ces entreprises pour approcher une fois dans leur vie ce milieu professionnel.
Il faudrait orienter clairement les bourses de recherche et les accorder selon les besoins de la région.

2. Quelle orientation à tout âge ?

A) Une formation = un emploi

Nous sommes dans un monde en perpétuelle mutation, et il faut en permanence valider le bien fondé des formations et avoir en tête que le but d’une formation est de permettre aux personnes qui les suivent de s’insérer dans la vie professionnelle en accédant à un emploi.
Lors du choix de l’offre de formation, il faut avoir au préalable évalué le bien fondé de celle ci. Les formations sont-elles toujours d’actualité ? Correspondent-elles aux besoins des entreprises, leur contenu est il adapté,
débouchent-elles sur un emploi ? Il faudrait également enquêter auprès des personnes formées afin de savoir où elles en sont quelques mois plus tard, mais aussi auprès des entreprises elles même pour savoir si le savoirfaire des nouveaux embauchés correspond à leurs besoins.
Nous devons mettre en place une cellule de coaching pour les étudiants et apprentis de notre région (aide pour les CV et les lettres de motivation, explication du monde de l’entreprise, véritables tuteurs de l’entrée dans la vie active...) ou « exiger » des modules de connaissance du mode de fonctionnement de l’entreprise et des manières d’agir.

B) Ouvrir les jeunes vers l’extérieur de notre région tout en les conservant en Picardie

Il faut financer les langues au lycée par le biais de partenariats avec d’autres régions européennes pour intensifier les échanges culturels et scolaires (élèves comme intervenants). Nous devons aider la mobilité en développant l’idée de la carte cursus (bons pour des entrées
au musée à Paris ou Lille en plus d’Amiens...)

3. La fin de l’échec en Picardie ?

A) La région pourrait aider l’école primaire pour un meilleur départ des élèves

Faire de l’école primaire une nouvelle compétence du Conseil régional de Picardie, en aider les projets pédagogiques dans les petites écoles communales en créant un fond disponible pour les meilleurs projets développés par les enseignants.
Aider au financement des nouvelles technologies
dans les écoles.

B) Prendre en charge les personnes exclues du système scolaire

Trop de personnes ne maîtrisent pas les codes de lecture en Picardie ce qui les pénalise pour évoluer dans leur travail, dans leur mobilité et les isole dans leur vie quotidienne : ils ne peuvent de ce fait pas accompagner leurs enfants dans leurs devoirs et leurs études…. La spirale est alors en
route…
Lutter contre l’illettrisme dans notre région.
Nous faisons confiance en l’Education nationale en ce qui concerne les enfants, mais une fois les personnes sorties du système scolaire, la région
doit créer une cellule parallèle à la cellule de coaching pour leur apprendre à lire et écrire ainsi qu’à les aider à s’insérer dans la vie professionnelle.
Développer les écoles de la seconde chance sur le modèle de celle de Doullens et soutenir les projets venant d’associations ou de structures oeuvrant dans ce domaine

4. La Formation professionnelle

Nous constatons souvent un manque de cohérence entre les offres ou demande de formation professionnelle et les réels besoins des entreprises.
Nous devons perfectionner le recensement annuel des besoins et des difficultés rencontrées par les entreprises implantées en Picardie. D’autre part recenser les organismes délivrant les formations correspondant à ces besoins et surtout vérifier la cohérence entre les compétences demandées par les entreprises et les programmes de formation des organismes sélectionnés. De ce fait la région financerait prioritairement les formations répondant aux besoins validés et imposerait un certain
nombre de modules au sein de ces cursus.
Comme nous le proposons pour les apprentis, les lycéens, les étudiants, il faut mettre en relation les bénéficiaires de la formation avec les entreprises concernées. Et évaluer les résultats de ces efforts afin de ne pas renouveler les expériences malheureuses et éliminer certaines formations
ou les compléter … .